2005
Voyage de baseball – Jour 6
Dans une pluie torrentielle, on se dirige vers Toledo.
Pendant des heures on a roulé à 30 mhp, la face collée sur le windshield, et là tout d’un coup, en 5 secondes, le soleil sort. Comme si les Dieux du baseball avaient donné un coup de baguette magique.
En chemin, en traversant un petit village, on est tombé sur une plage hallucinante sur le bord du lac Érié. L’eau était chaude, y avait personne sauf une lifeguard, comme si on avait notre plage privée. Deux ti-culs qui sautent dans l’eau, sautent par-dessus les vagues, se lancent la balle, se roulent dans le sable. Même Peter Pan nous enviait.
En route vers Toledo, on a croisé une autre plage où y avait une pancarte écrit :
« Alerte à l’E-coli »… Bravo!!! Mike et moi on s’est regardé en se demandant si on devait rire ou pleurer, mais jusqu’à aujourd’hui, aucune séquelle.
Arrive au stade- un autre beau petit bijoux avec une espèce de réplique du Green Monster. J’étais vraiment content de finalement voir une game des Mud Hens « les poules de bouettes », un des noms les plus cool du sport professionnel.
Les poules jouaient contre Norfolk (Mets de New York cette année là) fa qu’on a eu la chance de voir Lastings Milledge jouer avant d’être rappelé dans les majeurs.
Le plus surprenant dans le stade c’était pas le choix de 33 hot-dogs différents, mais le choix des vins et alcools. Tout était là, des meilleurs vins californiens au 4-5 choix de scotchs différents. On savait aussi qu’y avait un québécois qui jouait pour les poules, Steve Green. On a fait croire à un garde de sécurité que j’étais un cousin qui était venu le surprendre et de lui remettre un petit mot pour lui dire que j’étais là. Steve m’a confessé dans la soirée que lorsqu’il a reçu mon petit mot, il espérait que ça venait d’une femme, alors imaginez sa déception quand il s’est rendu compte que ce n’était que moi.
Il nous a fait visiter la chambre des joueurs, donné des bats et des balles. On s’est promené sur le terrain, Steve nous a même dit que si on était arrivé avant la game, on aurait pu frapper des balles sur le terrain.
On a passé la soirée avec lui à parler de son cheminement, de comment il voyait l’avenir, des autres québécois dans les mineurs – on a même eu des scoops sur Éric Gagné. À la fin de la soirée Carlos Pena est venu s’assoir avec nous, vraiment une soirée géniale.
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