Le camping

Chaque année, je me promets d’aller faire du camping et chaque année, je n’en fais pas.

Évidemment, le fait que je ne possède pas l’équipement nécessaire ne m’aide pas non plus, mais ça, ça se trouve toujours. Je pourrais toujours me donner le look du cowboy solitaire et coucher à la belle étoile, mais ça serait plutôt weird pour les voisins. En plus, avec l’été qu’on a jusqu’à présent, ça serait courir un sacré risque.

J’ai pensé la jouer facile et louer un Winnebago, et y aller pour le camping 5 étoiles. J’en profite pour préciser que ce serait un Winnebago déjà installé sur le camping, car je n’ai aucune confiance d’être capable d’en conduire un. Juste le fait de m’imaginer derrière ce mastodonte sur quatre roues et j’en shake déjà. C’est tellement clair que ce serait le festival des gens qui me klaxonnent, et j’entends déjà des dizaines de personnes dire : « Coudonc, qu’est-ce qu’il fait le bozo en avant ! ».

Cette année, ça me démange plus que jamais. J’ai eu la chance d’en visiter deux. Le camping Paradis dans Lanaudière pour aller voir des chums, et j’ai fait un show au camping Choisy dans le coin de Rigaud. Dans les deux cas, je n’ai pas croisé une seule personne qui ne souriait pas. Il y a comme un décrochage automatique chez les gens dès qu’ils sont dans ces endroits.

Quand même drôle, on stresse à longueur d’année dans nos maisons à regarder les factures arriver et dès que l’on se retrouve dans une tente-roulotte ou une petite maison mobile transformée en miniparadis, on commence à relaxer automatiquement. À la maison, on chiale parce qu’on manque de place et, dans ces abris restreints, on y trouve le bonheur parfait. Ça force clairement à se poser la grande question : « Finalement, ça m’en prend peut-être pas tant que ça pour être heureux ».

Petits plaisirs

On dirait que l’on retrouve les plaisirs simples de la vie. Une game de mini-putt est assez pour nous faire rire et regarder les enfants s’amuser. T’as le fameux tournoi de pétanque qui réunit tous les vacanciers au complet. Évidemment, t’as toujours un « smatte » qui s’amuse à dire : « On joue-tu à la pétoncle ? » mais comme t’es en vacances, tu te surprends à la rire quand même.

Faut pas oublier non plus la soirée Western où tout le monde s’amuse à danser en ligne. Bon, ça par contre, c’est là que je mets mes limites. Je ne dansais pas en ligne quand j’étais saoul à 3 h du matin dans un bar country, pas grande chance que je le fasse sobre. Le plus drôle dans ces soirées-là, c’est que tu finis toujours par te surprendre à dire : « Finalement, c’est bon de la musique country ». Oui, on a tous ce vice caché.

Mais de loin, la plus grande récompense, c’est la fin de soirée qui se termine autour d’un feu. Tu te promènes à travers un terrain de camping et tout le monde est autour du feu. Prends deux secondes pour observer les gens et même s’ils sont en pleine discussion, leurs yeux ne lâchent jamais la grande danse des flammes. C’est le fun de voir à quel point on est hypnotisé par le phénomène du bois qui brûle.

Évidemment un feu n’est pas complet sans les guimauves. De mon côté, je les aime brûlées. En fait, ce n’est pas vraiment une préférence, c’est juste que je n’ai pas la patience pour les faire dorer.

En tout cas, je sais pas ce que vous avez planifié pour vos vacances, mais si vous vous faites la même promesse que moi chaque année, je vous conseille de la tenir cet été.