Le temps des remerciements

Cette semaine, mercredi le 15 pour être précis, les Éditions du Journal m’ont fait l’honneur de sortir un nouveau livre regroupant mes meilleures chroniques des quatre dernières années: Dans la tête d’un gars. Je ne veux pas vendre le punch, mais ç’a l’air que le gars, c’est moi.

Flatté, vous dites? Je vous confirme que oui.

Je ne veux pas être téteux, mais ça ressemble pas mal à un grand compliment de la part de mes boss.

Je me souviens encore, il y a quatre ans, lorsque les gens du Journal m’ont proposé de me joindre à l’équipe de chroniqueurs, j’ai sincèrement pris ça comme un cadeau de la vie. Comme si celle-ci avait décidé de me mettre une étoile sur le frigidaire pour récompenser mes efforts des dernières années.

Comme au hockey

OK, oui, j’ai commencé loin, à la page 53. Mais je me suis convaincu que c’était bon signe, car c’était mon numéro quand je jouais au baseball. Dans ces situations, on fait tout pour trouver du positif. On peut comparer ça à une carrière de hockey où tu commences dans les mineures. Bon, page 53, c’est plus comme la Ligue Junior majeure du Québec, mais au moins j’avais du temps de glace.

Dès le début, ils m’ont demandé de contribuer toutes les semaines. C’est là que je me suis dit: «Génial! En plus, je suis sur le power play». Et maintenant, depuis deux ans, on se retrouve tous les samedis à la page 16… des fois 20, mais bon, on ne s’obstinera pas pour quelques pages.

Vous savez ce que j’adore le plus, dans tout ça? Mon grand plaisir est de penser à vos réactions quand vous me lisez, tout en mangeant vos «deux-œufs-bacon». Quand je réussis à vous faire rire, j’imagine qu’une fève au lard tombe de votre fourchette pour aller s’écraser sur ma grosse face, donnant un aperçu de ce dont j’aurais l’air si j’étais mulâtre.

Même chose quand j’écris quelque chose qui vous provoque ou avec quoi vous n’êtes tout simplement pas d’accord. Peut-être que je me retrouve avec des cornes dessinées au-dessus de la tête. Ça représente bien notre relation, parce que c’est ça, des vrais chums: ça se chicane des fois, mais on tourne la page et on passe à autre chose. Dans ce cas-ci, ça ne pourrait pas être plus vrai, parce que vous tournez littéralement la page.

Je suis donc très fier que, depuis mercredi dernier, mes meilleures chroniques soient offertes dans le recueil titré Dans la tête d’un gars. En passant, juste pour que ce soit clair, le gars, c’est moi.

Tant qu’à être dans les bonnes nouvelles, certains d’entre vous ont peut-être appris qu’à partir de l’automne prochain, sur les ondes de VRAK, je vais partager la vedette dans une nouvelle série avec ma grande fille Livia. Cette belle aventure aura pour titre Max et Livia. Oui, je sais, on ne s’est pas creusé la tête pour trouver le titre.

En fait, j’ai même quelque chose à vous avouer: j’ai toujours pensé que c’était simplement le titre de travail du projet, jusqu’à ce qu’on m’annonce que ça allait vraiment s’appeler de même.

Pas besoin de vous dire à quel point je suis fier. Et je prévois déjà que ma fille va voler le show. Mais mon vrai coup de génie, dans tout ça, c’est d’avoir réalisé que la meilleure façon de passer du temps avec mon ado à la vie chargée… c’était de l’engager.