Niveler vers le bas

On apprend cette semaine que, dans certaines écoles, c’est impossible d’avoir une note inférieure à 45 %. Vraiment? Qui n’a pas déjà eu un 15 % ou 20 % pour un devoir ou un examen botché? Ça fait partie de la vie, non?

Évidemment, la nouvelle attaque le ministère de l’Éducation qui trouve un moyen rapide de bien faire paraître les écoliers québécois. Mais cette mesure ne fait qu’alimenter ce triste cancer de société qui nous gruge de l’intérieur: le nivelage vers le bas.

Je commence sérieusement à être tanné de vivre à une époque où on récompense l’incompétence. Le message qu’on nous envoie, c’est que c’est pas juste de réussir dans la vie, car ça fait mal paraître les autres. On devrait même remplacer le «Je me souviens» par «L’important, c’est de participer».

Avons-nous tous les mêmes droits? Évidemment que oui! Sommes-nous tous égaux? Tellement pas!

Dès que l’on n’obtient pas ce que l’on veut dans la vie, c’est la faute de quelqu’un d’autre. On crie à la discrimination, à l’injustice, au racisme et à la discrimination sexuelle. Dans bien des cas, il y a un fond de vérité dans ces accusations, mais est-ce que ça se peut aussi que tu sois juste poche? Désolé de te le rappeler mais oui, ça se peut que tu sois poche dans certaines choses.

C’est ça, le problème, au lieu de dire toute la vérité sur les compétences d’une personne, on lui fait croire qu’elle est bonne dans tout ce qu’elle fait pour ne pas blesser ses sentiments.

Juste une question de même: ce n’est pas à travers tes erreurs que tu as appris quelque chose, ou à force de répéter les mêmes conneries que tu t’es finalement botté le cul pour passer à une autre étape de ta vie? Il y a une phrase célèbre qui dit que si tu es bon dans tout, c’est que tu n’as vraiment jamais rien essayé… J’adore!

Une claque sur la gueule

C’est plate à dire, mais c’est aussi à coup de claque sur la gueule qu’on avance dans la vie.

On est en train de mettre tout le monde au même niveau et c’est complètement ridicule. La seule et unique raison qu’on a survécu des centaines de milliers d’années et que l’on s’est hissé au top de la chaîne alimentaire, c’est grâce à la sélection naturelle. Il est plus que temps qu’on la ramène.

Il fut une époque où on était une centaine pour traverser un champ et, une fois de l’autre côté, il en restait 75. Ceux qui passaient plus de temps à chialer qu’à courir et qui demandaient: «quand est-ce qu’on arrive?» ont vite découvert que des dents de lions, c’est aussi pointu que ça en a l’air.

Un mur contre l’incompétence

Va falloir trouver une façon pour ériger un mur de défense contre l’incompétence. Comme ça, ça va peut-être en pousser une couple à se forcer pour grimper par-dessus au lieu de rester de l’autre côté à chialer.

Malheureusement, nos navets de société ont évidemment le plus grand carré de sable possible dans les réseaux sociaux et c’est là que ça devient difficile de gagner la guerre. Comme cette semaine quand la secte des gens pas de vie a décidé de passer des commentaires sur sa façon de s’habiller et la seule réponse logique, à ces gens-là, est: « TA GUEULE!». T’es qui pour décider comment quelqu’un s’habille? T’as vraiment rien d’autre à faire? Commence par t’occuper d’avoir une vie et laisse les autres vivre la leur.

C’est clair qu’il y a des gens qui sont défavorisés, qui ne l’ont pas facile. D’autres qui ont des problèmes psychologiques ou des limitations physiques. Mais il y a aussi des gens qui sont simplement des losers… et ça, faut pas avoir peur de le dire.