Ces satanés weekends de boys!

Aaaah, c’est fameux voyages de boys que toutes les blondes appréhendent. La peur qu’on fasse des conneries, qu’on se saoule et qu’on aille aux danseuses. En général, dès qu’on parle d’un weekend de boys, on imagine tout ça en plus du fameux concours de pète. C’est peut-être moi qui a pas les bons amis mais c’est tout sauf ça.

Un voyage de boys, c’est un weekend où on met la « switch à off », notre cerveau tombe au neutre. Allez mesdames, je vous entends faire la joke de: « C’est pas très difficile pour vous de le faire »… ça vous a fait du bien? Bon on continue. C’est vrai que du coup, on ne devient pas la créature la plus intelligente sur la planète. C’est officiel qu’il n’y a pas de cure contre le cancer qui sort de nos têtes cette fin de semaine là.

J’ai vécu un tel voyage il y a exactement 2 semaines. Cinq jours à Nashville avec trois chums à moi. Deux parties de football, une journée de golf, un match de hockey et le dimanche dans un bar à regarder la NFL de midi à minuit… en d’autres mots, un overdose de testostérone!

À travers tous ça, je prenais le temps d’appeler ma blonde pour lui raconter mon périple. Autant elle était contente pour moi, autant je sentais quelque chose qui l’agaçait… et c’est là que j’ai allumé!

Ce que je crois qui vous dérange le plus pendant ces moments là, c’est qu’on s’amuse sans vous. Il y a quelque chose qu’une femme a de la difficulté à accepté, c’est que son chum aille du fun quand elle n’est pas là. Dans des cas extrêmes, c’est même presque vu comme une trahison. On dirait que du coup, vous avez peur de ne plus être le centre de notre univers, que si on est bien pendant 3 jours sans vous, qu’on va peut-être réaliser qu’on est bien seul… du tout! D’ailleurs vous savez qu’on ne fonctionne pas sans vous.

Je pense même que ça va un peu plus loin. Je soupçonne que derrière tout ça, il y a de la simple envie. Vous enviez notre capacité qu’on a d’être de pure abruti. Oui vous avez vos rages de magasinage, vos soupers de fille. Il y a aussi le classique spa, massage, facial et visite chez la coiffeuse, sauf qu’à travers tout ces échappatoires, vos soucis et vos responsabilités ne sont jamais très loin. Quand vous êtes en gang, vous parlez de la job qui vous énerve, de vos enfants qui sont difficiles ces temps-ci et évidemment des travers de vos chums et de leurs maudites mauvaises habitudes qui ne changent jamais.

De notre côté, ce n’est rien de ça!
On s’obstine sur qui a la meilleur défensive, qui a des chances de faire les séries ou encore, quel joueur est en train de gâcher notre pool de hockey. Pas de discussions de job ni de blonde ou sur les malheurs de notre société. Non! Des statistiques, des jokes plates et le grand soucis de qu’est-ce qu’on va manger pour souper et où on va aller boire.

La preuve, c’est que quand on revient de ces voyages de boys et qu’on vous raconte ce qu’on a fait, souvent votre réaction c’est: « Franchement, vous êtes dont ben con! ». Quelque chose qui nous fait du bien, ne peut pas être con. C’est comme votre fascination à vous achetez des nouveaux souliers même si votre garde-robe déborde, on ne la comprend pas mais on comprend par contre qu’à vous aussi, ça fait du bien… c’est la même chose pour nous.

La prochaine fois que votre chum revient d’un weekend de boys, regardez-le vous raconter sa fin de semaine et vos allez vous apercevoir qu’il a le même regard dans ses yeux qu’un ti-cul de 4 ans qui revient de jouer dans le carré de sable. Donc allez mesdames, venez nous rejoindre dans le carré de sable…