C’est officiel je suis un lâche…

Dans la nuit du 6 vers 1:30 am, il a fallu que j’amène un de mes chats d’urgence à une clinique vétérinaire ouverte 24 heures. Oui, j’ai 3 chats. Ça vous donne une autre image de Maxim Martin, enh?

Celui que j’appelle Le monstre, est venu vers moi en miaulant et j’ai vite remarqué que ses pattes de derrières était bloquées et qu’il se trainait plus que marchait. J’ai appelé la clinique d’urgence et on m’a informé qu’il fallait que j’amène le chat le plus rapidement possible.

Pendant le trajet de 45 minutes, je me surprenais à m’entendre réconforter Le Monstre, comme je le ferais avec un enfant de 4 ans. Je me souviens surtout de penser que même si j’étais pressé, je ne pouvais pas aller plus vite que 120 km/h car contrairement à un humain, tu ne peux pas dire à la police : « laissez-moi partir c’est une urgence, mon chat est malade ».

Rendu sur les lieux, on m’a empêché de le suivre pour l’examen. J’ai dû attendre à l’extérieur. Ça n’a pas pris de temps qu’une jeune vétérinaire m’a demandé de la suivre dans une petite pièce à côté et c’est là qu’elle m’a annoncé la mauvaise nouvelle. Un caillaux de sang dans les reins qui se dirigeait vers le cœur. Il y avait quelques solutions mais les chances de survie étaient minimes et même s’il s’en sortait, il ne marcherait plus.

Je me suis soudainement senti abasourdi et j’avais littéralement la tête qui spinait. On me demandait quelle était ma décision et il fallait que je la prenne tout de suite car de l’autre côté, j’avais un chat qui souffrait. Sous les conseils du vétérinaire, l’évidence était l’euthanasie. Je lui ai dit Ok et je suis sorti de la pièce pour aller voir Le Monstre.

Mon chat était dans une cage à oxygène et miaulait en panique, couché sur le côté. J’étais incapable de réagir! Pour une raison bête, je me suis retrouvé gêné de pleurer devant les deux vétérinaires… quel moment d’orgueil ridicule. Je savais pas du tout quoi faire, comment le prendre dans mes bras et lui dire au revoir mais surtout si je devais rester pour la piqure. Sous la panique, je l’ai embrassé vite et je me suis sauvé en leur disant que je voulais régler ça rapidement et m’en aller le plus rapidement possible.

Et voici pourquoi je suis un lâche…

Forcément, quand j’ai pris la décision de devenir sobre c’est que j’ai réalisé que j’avais un problème. Je me souviens malheureusement trop bien des mes dernières brosses et tout ce qui venait avec. Je me souviens de revenir à la maison et finir mon buzz dans le sous-sol à me sentir comme un loser qui est en train de perdre la bataille de la consommation.

À chaque fois que je m’écrasais sur le sofa, Le Monstre venait toujours me rejoindre en ronronnant pour se coucher à côté de moi. Comme s’il savait que j’avais de la peine et que je souffrais.

Hier, c’est mon ami qui s’est retrouvé dans cette situation de souffrance et moi? Je l’ai abandonné! Ça aurait été quoi de rester et de l’accompagner dans ses derniers moments? Je lui devais ça, car lui, il l’avait fait pour moi. Je ne voulais pas voir ça, sauf que j’ai pensé juste à moi et non à cette pauvre petite bête qui ne comprenait pas ce qu’il se passait.

Plusieurs diront que c’est juste un chat, mais montrez-moi quelqu’un qui est indifférent à un animal et je vous montrerais quelqu’un qui n’est pas heureux.

Mon cher Monstre, Je n’ai pas su être un ami à tes côtés dans tes derniers moments mais j’espère que cette confession publique est assez pour souligner ta présence dans ma vie…

BYE LE MONSTRE!