Dans mon temps

J’ai une confession à vous faire… j’ai encore mon I Phone 4.
Je sais je suis out, j’essaye même de le cacher quand je suis en public.
C’est pas des farces, même ma fille a honte de moi devant ces amis… et c’est à ce moment-là que vous réalisez que je niaise j’espère.

Non seulement ça me fait rire cette urgence d’avoir la dernière technologie le plus rapidement possible mais en plus je trouve ça sincèrement ridicule! Quand j’entends les gens me dire: « T’as pas encore le I Phone 6? », j’ai juste envie de répondre: « Sérieux?!!! Tu me niaise? J’ai vraiment besoin du nouveau pour être fonctionnel dans notre société?

Quand tu y penses, même le bon vieux I Phone 3 faisait la job. Tu avais accès à tes courriels, tes textos, l’Internet et bien sûre ce qui nous tiens tous en vie aujourd’hui; Facebook et Twitter. Toutes les applications étaient là, tu avais accès à la planète entière dans la paume de ta main… et là t’es fou comme de la marde parce qu’avec le 6, tu as accès à tout ça en quelques fractions de secondes plus vite?

Tu peux faire un Face Time ou un Skype avec quelqu’un au Madagascar en appuyant simplement sur une touche. Quand même pas si pire quand tu réalises qu’il y a 100 ans, c’était un voyage de 3 mois en bateau… et souvent, c’est toi qui ramait.

Non, je ne suis pas en train d’avoir le discours des vieux qui dit que tout va trop vite et qui sont étourdi devant nos gadgets moderne. J’ai plus le discours du gars qui dit: Sérieux, est-ce que c’est vraiment nécessaire?

Ça me fascine de voir la rapidité à laquelle les choses deviennent désuets. Comment quelque chose qui est à la mode, devient presque vintage 3 mois plus tard. C’est pas des farces, ont met maintenant le jeu Angry Birds dans la même catégorie que les grands classiques comme Pac-Man et Donkey Kong.

En fait, je vais vous le dire, ce qui me dérange le plus à travers toute cette nouvelle technologie, c’est qu’on a perdu le privilège de ne pas être rejoignable.

Je me souviens d’un weekend où je m’étais évadé trois jours dans un chalet où il n’y avait ni internet, ni réseaux cellulaire. À mon retour dans la civilisation, j’avais une trentaine de message dont plusieurs disaient:
– T’es où?
– J’ai pas de nouvelle, ça va?
– Je ne te trouve pas nulle part, es-tu correcte?

Car entre Facebook, Twitter, les courriels et les textos, si tu ne réponds pas dans un délais raisonnable, c’est à peine si on ne commence pas à chercher ta carcasse sur Google Earth.

Encore plus ridicule, si tu ne réponds pas immédiatement à un message, les gens le prennent comme une forme de rejets. Comme si tu leur envoyais un message de quelque chose qu’ils ont fait de pas correcte. En fait, je serais curieux d’avoir des statistiques sur le nombre d’heure par jour que l’on passe à retourner tous ces messages.

Me semble qu’il n’y a pas si longtemps, tu vérifiais ton courrier une fois par jour et c’était quand le facteur l’apportait. Si t’appelait chez quelqu’un et que ça sonnait occupé- un son que la nouvelle génération n’a jamais entendu, ou que ça ne répondait pas et bien les gens à l’époque avait développé un réflexe assez imaginatif… celui de simplement rappeler.

Comme je disais, je ne veux pas emprunter le discours du vieux bonhomme sur son balcon qui parle du bon vieux temps mais je pense qu’on peut prendre un break et s’asseoir sur les gadgets qu’on a déjà.