GRANDE VICTOIRE MORALE!

Messieurs, prenez note: Réaliser l’impossible est maintenant possible! Je suis allez magasiner chez IKEA pendant le festival du déménagement, tout seul comme un grand… et j’ai survécu! En plus, c’était pas n’importe quel magasinage, avec la nouvelle job de radio à NRJ, je me suis pris un pied-à-terre à Montréal et j’avais pas le choix de tout acheter… tout! Du sofa et le set de chambre à coucher jusqu’à la simple fourchette.

Bon, j’avais triché un peu. J’y était allé 2 semaines avant avec ma fille pour faire du repérage. Je sais, c’est triste, une ado de 14 ans se débrouille mieux pour meubler un appart que moi mais j’assume pleinement ma déficience.

Je vous confesse que j’étais hyper nerveux avant d’entrer et j’avais même un petit sentiment de peur qui grandissait en moi. Avant de franchir l’entrés, j’ai longuement observé la bâtisse, je me suis même fait un plan de match dans ma tête. Je savais qu’avec la foule qui se précipitait à l’intérieur, que je ne pourrais pas compter sur l’aide d’un préposer au service.

J’avais quand même le fantasme qu’un d’eux verrait mon regard perdu comme un enfant qui cherche sa mère et qu’il viendrait à mon aide avec un rayon de lumière qui brillait autour de lui comme s’il avait été envoyé du ciel. Est-ce que je peux confirmer que ce n’est pas arrivé ou vous êtes encore dans le suspense de ma dernière phrase?

Je suis rapidement revenu à la réalité quand j’ai commencé à me sentir coincé par la foule autour de moi. Du coup, je me sentais comme un saumon qui essaye de remonter la rivière au printemps. J’étais entouré de jeunes filles qui magasinaient avec leurs nouvelles colocs, de bonhomme qui avait épuisé leur air loose et qui n’avait d’autre choix que de suivre madame en ce samedi ensoleillé.

De mon bord, j’essayais de trouver d’autres perdus comme moi. Je me disais que si on était assez, on pourrait former une sorte de cohorte et créer un front commun pour faire nos achats. J’en ai trouvé une couple couché en petite boule dans un coin mais dans cette situation de survie, je ne pouvais me permettre de transporter sur mes épaules, les soldats qui étaient tombé au combat. C’est à ce moment que j’ai pris mon courage à 2 mains et que j’ai affronté cette tribu hostile qui comme moi, était à la recherche de meuble dont le nom est imprononçable.

Je sais pas comment j’ai fait mais moins de 90 minutes plus tard, j’avais tout. Du coup, je me suis mit à faire la danse de la joie dans les allées… ce que je vous déconseille grandement si vous ne voulez pas attirer l’attention de la sécurité.

Rendu à la caisse, j’ai entendu les mots les plus magiques de ma vie:
– Si vous voulez M. Martin, on offre aussi le service d’assemblage.
C’est comme si une musique de harpe avait commencé à jouer à travers l’univers.

250.00$ que ça m’a coûté mais maintenant, quand les gens vont me poser la question: Est-ce que le bonheur a un prix? J’aurais finalement la réponse: Oui, il coûte 250$. Meilleur investissement que j’ai jamais fait pour protéger ma santé mentale.

Quand ils sont arrivé pour tout assembler, je me suis installé dans les escalier pour les regarder comme in ti-cul qui regarde un film. J’espérais juste en voir au moins un pogner les nerfs… Du tout. Rien! Première fois de ma vie que j’étai témoin de quelqu’un qui monte un meuble IKEA sans pogner les nerfs… donc ça aussi ça se peut?!!!

Ce sera ma prochaine étape car maintenant que je suis un vétérans des tranchés d’IKEA, je suis prêt à affronter n’importe quoi…