Le road trip d’une vie…

Après avoir parcouru plu de 6000 km en 8 jours, traversé 11 États, vu 6 matchs de baseball, 1 de football, mangé trop de hot-dog et bu une quantité ridicule de liqueur, je suis de retour à la maison…

On dit souvent que la vie est drôlement faite, je pense plutôt qu’elle a sa façon d’être originale et que tout ce que tu as à faire, c’est de suivre ses indices pour emprunter des chemins inexplorés. C’est ce qui explique comment je suis parti de supposément passer 10 jours en Grèce avec ma fille à me retrouver à Oklahoma City… C’est ce qu’on appelle tout un détour.

J’avais discuté avec ma fille d’aller en Europe une dizaine de jour cet été mais à 13 ans, l’éloigner de ses amis aussi longtemps, c’est comme essayer de déraciner un arbre avec tes mains. Comme je commence à maitriser l’art du lâcher prise, c’est-à-dire que je choisi mes batailles, ces 10 jours de vacances avec elle, se sont transformé en un weekend au chalet dans les Laurentides.

C’est après ce weekend, qui fut quand même génial, que je me suis demandé qu’est-ce que j’allais faire du reste de mes vacances? Allez dans le sud avec 3-4 livres et faire la larve humaine sur le bord de la plage? Bonne idée mais je me connais et après trois jours à rien faire, j’aurais viré fou… donc, non!

Alors pourquoi pas en profiter pour gâter le fan fini de sport en moi et aller visiter les endroits que je me promets de voir depuis longtemps. Pour toute les fois où j’ai dit: « un jour, je vais faire ça » et bien ce jour-là, c’est maintenant.

Alors go!
Reste juste à décider lesquelles villes on met sur l’itinéraire.
En général, ceux qui décident d’aller voir du sport chez nos voisins du sud, vont aller à New York ou Boston… mais comme je l’ai déjà fait, soyons original: Pittsburgh, Kansas City, Oklahoma City, Omaha au Nebraska, Chicago et Cleveland. Je pense que j’ai réussi… pas mal sûre que ça sort de l’ordinaire.

Mais le plus merveilleux, c’est que même si ces destinations sont loin d’être exotiques et bien à chaque endroit, il m’est arrivé quelque chose de magique. À Pittsburgh, j’ai eu la chance d’aller m’entrainer avec mon ami Pascal Dupuis qui m’a fit monter toutes les marches de l’aréna de Pingouins avec lui.

À Kansas City, j’ai attrapé la balle lancé par un des joueurs des Royals pour ensuite la remettre au ti-cul assis à côté de moi. C’est pas autant que je suis un bon gars que je ne voulais pas me faire huer par la foule car je vous confesse que j’ai hésité à la garder (rire).

En Oklahoma où j’y étais pour un match de football de la NCAA- y avait juste 85 000 personnes au rendez-vous, j’ai goûté à leur spécialité, un pogo de 24 pouces… décidément faut admirer les Américains pour leur sens de l’exagération et je vous confirme que mon foie m’en veut encore.

Pour me rendre à Omaha, j’ai dû traverser 800 km de champs de ma~is, j’avais l’impression de participer à la plus grande épluchette de blé d’Inde au monde.

En traversant l’Iowa, j’ai eu le droit à un festival d’éclaires comme j’en avais jamais eu. On aurait dit un duel de Dieux Grecques dans le ciel. Ah oui, ça et un avertissement de tornade sévère… absolument rien de stressant.

Et ces simples anecdotes ne sont qu’un échantillon de tout ce que j’a vécu. Pour ceux qui sont curieux, les détails complets sont sur ma page Facebook (oui, je me pluge et je m’assume).

Mais forcément, la grande leçon de se voyage c’est qu’au diable la destination, l’important c’est de s’amuser en chemin. Phrase qu’on entend souvent mais la vivre prouve qu’elle a beaucoup de sens…