Que puis-je ajouter?…

On s’entend pour dire que je ne m’enlignais pas là-dessus quand je pensais à ma chronique de la semaine mais c’est impossible de ne pas avoir les évènements tragiques des derniers jours en tête…

Je me disais que d’écrire quelque chose de plus léger nous changerait les idées sauf qu’en même temps, je n’ai pas envie de faire l’autruche. Au moment où je vous écrit ces lignes, je suis dans un petit café dans Charlevoix. Oui, je me sens plus en « sécurité » ici mais s’il y a bien quelque chose que je réalise, c’est qu’après cette semaine, ce sentiment viens de voir sa zone de confort rapetisser.

Certains de nos citoyens qui ont immigré ici nous trouve fragile d’être autant traumatisé par ces deux crimes gratuits et sans but nobles, nous rappelant qu’ils ont fui des pays où cela faisait parti de leur quotidien mais justement, un des luxes de se réfugier ici, est justement de s’éloigner de ces tragédies.

Tout ça nous rappelle aussi un triste 11 septembre où pour la première fois de son histoire, l’Amérique du Nord subissait une attaque étrangère. On a apprit cette journée là que le terrorisme n’avait pas de frontière mais doit-on cette fois-ci parler de djihad ou simplement de deux hommes perdus, clairement malade, qui n’avait pas trouvé de sens à leurs vies?

Facile encore une fois de blâmer l’Islam comme étant la source de leur motivation mai soyons honnête, tout ce que le Coran a apporté à ces deux sadiques, c’était un prétexte pour appliquer cette rage qu’ils avaient à l’intérieur d’eux depuis longtemps. Difficile de leur coller le titre de martyr quand leurs victimes n’étaient que de simples bonnes personnes qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment.

On est loin d’une mission de guerre sainte mais plutôt témoin de deux trous-de-cul qui avaient décider de faire souffrir la société et la rendre complice de leur mal de vivre. Oui, je sais que c’est gratuit comme insulte mais sincèrement, ça défoule de l’écrire et la censure m’empêche d’y aller plus méchamment.

Belle occasion aussi de dénigrer encore une fois l’Islam, cette religion qui nous rend inconfortable dès qu’on prononce son nom ici chez nous. Clairement, ce ne sont pas tous les Musulmans qui sont des terroristes mais beaucoup de terroristes sont Musulmans donc difficile de séparer les choses.

De mon côté, ça ne fait qu’indiquer à quel point toute forme de religion est clairement désuet dans ce nouveau millénaire. Cela dit, je ne suis pas pour autant athée, au contraire. Je vous confirme que je crois en Dieu sous forme d’entité puissante et pas forcément comme le barbu en gougounnes que l’on nous a souvent décrit.

Et même si c’était le cas, que Dieu serait ce fameux hippie éternel, je vous confirme que de tous ceux qui sont contre la religion, la personne qui la déteste le plus c’est bien lui.

La chose à laquelle il tient le plus, celle qui nous répète le plus souvent, c’est: « Aimez-vous les uns les autres! ». Il n’a jamais rajouté de « sauf ceux qui… » ou de « à moins que… », non!!! Je suis convaincu que la seconde que tu t’éloignes des cette belle phrase, que c’est là que tu commences à le perdre. Te battre en son nom est pour lui une forme de trahison.

Du fond de mon petit café à Baie-St-Paul, oui j’entends des rires, la vie continue mais aujourd’hui, il semble y avoir cette lourdeur subtile qui t’empêche d’être entièrement heureux. Même le ciel est resté gris toute la semaine, comme s’il se sentait coupable de sourire.

On dit que de retrouver la joie de vivre, de continuer de s’épanouir dans notre quotidien, c’est la meilleur façon de montrer à ces « terroristes » qu’ils ne sont pas en train de gagner. Je suis entièrement d’accord… mais aujourd’hui, afficher ce sourire de vainqueur, semble demander plus d’énergie qu’avant!